Retour sur la Valise idéale, de La Grande Librairie

Voici les romans qui font partie de la (grande) Valise Idéale de La Grande Librairie ! Cet article était alors très très long et ressemblait davantage à une énumération qu’à une sélection. J’ai donc coupé, et coupé, pour vous présenter mon humble sélection au sein de cette Valise Idéale ! Bien entendu, les classiques « que c’est pas la peine » pour reprendre l’expression maintenant consacrée, ne sont pas repris non plus.
N’ayant lu aucun de ces romans, le résumé est la quatrième de couverture (ou un extrait de cette dernière).

« Point de lendemain », de Vivant Denon
Point de lendemainJ’aimais éperdument la Comtesse de… J’avais vingt ans et j’étais ingénu, elle me trompa. Je me fâchai, elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai : j’avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. Elle était amie de Madame de T…qui semblait avoir quelques projets sur ma personne, mais sans que sa dignité fût compromise. Comme on le verra, Mme de T… avait des principes de décence auxquels elle était scrupuleusement attachée.
Aux éditions Folio.

« La naissance du jour », de Colette
La naissance du jour(Extrait de l’encyclopédie Universalis). L’intrigue se résume à un face-à-face entre la narratrice, femme mûrissante décidée à abandonner toute vie sentimentale, et Valère Vial, jeune décorateur épris d’elle et résolu à imposer son amour à celle qui n’en veut plus. Il y a là comme une sorte de duo d’opéra où chacun semble interpréter une partition différente : le grand air de la séduction pour l’un, la cérémonie des adieux pour l’autre. La force de conviction de Vial jointe à la nonchalance des nuits d’été auront un temps raison de la résistance de la narratrice mais n’atteindront pas sa résolution. Vial, que Colette a vainement tenté de jeter dans les bras de la jeune peintre Hélène Clément, s’en va, laissant la narratrice à sa solitude, mais aussi à sa liberté …
Aux éditions Flammarion.

« Pierre et Jean » de Maupassant
Pierre et JeanDans une famille bourgeoise, l’héritage inattendu d’un vieil ami du couple échoit au seul Jean, le cadet des fils Roland. Les conséquences de ce legs seront catastrophiques. L’idée vient à Pierre, son frère frustré, que le père de Jean n’est pas son père légal. Il ne se trompe pas : sa mère est coupable. Une haine sourde envahit alors Pierre, le fils légitime, annonciatrice du drame.  » La langue française est une eau pure que les écrivains maniérés n’ont jamais pu troubler.  » Telle est la langue de Maupassant, qui détestait le style artiste. Flaubert peut être fier de son élève.
Aux éditions Pocket.

« Les derniers jours du Disco », de Whit Stillman
Les derniers jours du DiscoJimmy Steinway et Whit Stillman dans les années 1990. Au début des années 1980 à Manhattan, la fête bat son plein. Toute la ville veut entrer au Club, le temple du disco. C’est là que Charlotte et Alice, deux ravissantes jeunes diplômées qui essaient de percer dans le monde de l’édition, retrouvent Dez, Josh, Tom et Jimmy Steinway – le « publicitaire dansant ». La culture de la nuit atteint, cette année-là, des sommets d’euphorie. Mais le chassé-croisé des intrigues, des rivalités amoureuses et des ambitions professionnelles, peu à peu va menacer l’harmonie de leur groupe…
Aux éditions Tristram.

« Confitéor », de Jaume Cabré
ConfitéorBarcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une carrière de violoniste virtuose. Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu’au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d’un magasin d’antiquités extorquées sans vergogne.
Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l’abandonne, Adrià tente de mettre en forme l’histoire familiale dont un violon d’exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l’Inquisition à la dictature espagnole et à l’Allemagne nazie, d’Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l’abjection totale.

Aux éditions Actes Sud.

« Le dernier seigneur de Marsad, de Charif Majdalani
Le dernier seigneur de MarsadBeyrouth, quartier de Marsad, 1964. Simone, la fille cadette de Chakib Khattar, un notable chrétien qui a fait fortune dans le négoce du marbre, est enlevée par Hamid Chahine, bras droit de Chakib à l’usine de celui-ci. Hamid est le fils d’Abdallah Chahine, régisseur des biens des Khattar, mais d’extraction plus modeste qu’eux. Abdallah et Chakib, amis de longue date, ont eu autrefois une maîtresse commune, Lamia, qui a fini par épouser Abdallah.
Ce rapt amoureux tombe au plus mal pour Chakib Khattar, obsédé par la transmission de son patrimoine et qui, se heurtant à l’incapacité ou à l’indifférence de ses héritiers légitimes, a fait de Hamid plus que son homme de confiance, une sorte de fils spirituel. A Marsad, l’affaire fait grand bruit, mais l’enlèvement tourne court, après que les deux amants ont tenté de se marier clandestinement.
Aux éditions Seuil.

Et je reviens vite avec ma playlist de l’été : il va être difficile de choisir :-).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s