Super triste histoire d’amour, de Gary Shteyngart

C’est l’histoire de …
Lenny Abramov est américain. Vivant à Rome pour des raisons professionnelles, il y poursuit sa petite vie, coincée entre son apparät et Fabrizia, son « coup » du moment. Son apparät lui délivre instantanément des informations de toutes sortes sur ces concitoyens :  niveau de revenus, somme d’argent disponible sur le compte en banque, habitudes de consommation ; j’en passe et des meilleures (sympa cet apparät non ?). Sa mission est essentielle : vendre des contrats d’éternelle jeunesse à des cadres dynamiques aux portefeuilles bien pourvus !
Alors qu’il s’apprête à regagner les États Unis, Lenny  rencontre Eunice Park, jeune lolita totalement décomplexée … Et complètement débile … Et pire débilitante ? Oups … Je m’égare !
Il est alors frappé par la foudre et n’envisage pas une seconde de vivre sans elle. Cette histoire là n’est pas gagnée puisqu’Eunice, après s’être laissée  joyeusement et profondément pelotée, si je puis m’exprimer ainsi, décrit Lenny comme un « vieux mec répugnant ». Lenny a du pain sur la planche !

Ce que j’en ai pensé …
Ce roman, décalé et plutôt délirant se veut dénoncer un monde sans intimité, où toutes les informations, sentiments éprouvés sont lisibles aux yeux de tous. Les mœurs et espérances des jeunes filles, au travers des échanges entre Eunice, sa sœur, sa mère, et son amie, la fameuse Poney d’amour, sont passés au crible ; oscillant entre préoccupations familiales (Maman, tu peux m’envoyer des sous ?), amoureuses (traduisez sexuelles), et shopping (où est-ce qu’on peut dégoter les « soutifs qui font voir les tétons » ?).
Je vous passe quelques rencontres ubuesques avec la loutre américaine veillant sur les quotas d’immigration et d’autres personnages heureusement improbables.
Bref, ils sont tous bien siphonnés ; ce qui aurait pu faire de « Super triste histoire d’amour » un moment de lecture agréable et souriant. Mais il n’en fut rien pour moi. À mon grand désespoir !
Cela m’apprendra à craquer sur les titres de romans accrocheurs. Décidément, le marketing, c’est trop fort !
Et vous, l’avez-vous lu avec bonheur ? Tribune libre à vous qui avez adoré !

Aux Editions de l’Olivier

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