Freedom, de Jonathan Franzen

C’est l’histoire de …
Dans la famille Berglund, je demande tout d’abord la mère Patty, le père Walter, le couple qu’ils forment, puis Joey le fils, Richard, le pote musicos … Bref, il y a du monde.
Chacun joue sa partition en essayant de devenir ce qu’il voudrait être, la parfaite mère au foyer, le parfait père et dévoué mari gagnant suffisamment d’argent pour financer la rénovation de la maison, les palissades blanches … American way of life !
Mais le vernis craque de toutes parts :
–          Patty est secrètement amoureuse depuis toujours de Richard, l’ami et rival de Walter,
–          Les relations de Patty et Walter avec leurs enfants sont un chaos,
–          Walter fuie le foyer en se lançant à corps perdu dans la préservation d’une espèce de volatiles en utilisant des moyens plutôt très discutables (et je ne dis rien de sa lutte contre la natalité bondissante des humains)
–          Joey, le fils qui cherche à se faire un nom, une posture, à devenir un homme, un vrai.
Une myriade de seconds personnages gravite autour de ce petit monde : Lalitha, la magnifique jeune femme éperdue d’amour pour son boss, Carol la voisine qui cherche un homme confortable pour échapper à sa misère, Connie, la petite amie énigmatique du fils Joey, les familles et bien d’autres.
On trouve aussi dans Freedom : l’alcoolisme, les trahisons,  les coups, les humiliations, le viol, les idéaux, l’ambition, la réussite qui ne vient pas, la précarité, les compromissions, …et l’amour. Ce qui hante Freedom aussi, c’est l’Ego, enfin les Egos de tout ce petit monde ; et la cohabitation est complexe.

Ce que j’en ai pensé :
Ce roman est subtil, précis, concis (malgré ses 718 pages), tout est à l’économie, y compris les émotions. Quels que soient les évènements qui ponctuent le roman, les personnages demeurent peu appétissants et ce sont leurs ombres et obscurités que l’auteur nous donne à percevoir. Uniquement.
Nous touchons du doigt également les inégalités qui pétrissent les Etats-Unis (s’il n’y avait que là-bas ! ), et les conséquences qu’elles engendrent.
A noter, le silence un peu désespérant à propos de Jessica, la dernière née de la famille. Elle est peut-être saine et sauve, devenant simplement qui elle est ? 

Aux Editions de l’Oliver

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